In Ears Prophile P8, Jomo Samba ou Ultimate Ears 18+ pro V2?
Publié : 30 oct. 2018 22:17
Fabaaroan avait déjà fait dans le blog une excellente revue de ces intras, pas question de faire un doublons mais juste de vous livrer quelques impressions de ces intras seuls et comparativement aux UE18 et aux Jomo Samba avec lesquels ils ont quelques points en commun.
Pour éviter d’induire des biais je les ai comparé les trois avec leurs câbles stock et tips jomo pour les Samba, JVC pour les deux autres.
J’ai obtenu avec les 3 un fit parfait avec à chaque fois des embouts L.
1/ les prophile P8. J’ai commencé mes écoutes d’abord avec les switches baissés puis en jouant avec pour terminer toutes voiles dehors.
Comme le rappelait Mr Locco ces intras, switches baissés on vraiment un tuning référence de chez référence. Ils semblent totalement linéaires de bas en haut, rien ne dépasse et rien ne manque.
Ennuyeux ou pas un tuning référence?
On pourrait le penser car on ne retrouve pas à la première écoute les basses des Legend X ou des Hyla CE5 ni les aigus des Zeus ou des Kaiser encore. On ne retrouve pas le soundstage des Lcdi4 , des U18 ou des W900 ni les medium des UE18 ou des Fitear.
On trouve quoi alors?
Une belle cohérence de l’image sonore doublée d’un réalisme inhabituel des enregistrements dont on a l’habitude.
Rien n’est surjoué, aucun intervalle fréquentiel n’essaie de se tirer la part du lion. Tout semble bien en place avec des timbres qui semblent juste naturellement et sans en faire de trop.
L’inverse d’intras waou, mais comme disais loco assez justement ce sont des intras avec lesquels on a une idée de comment ça doit sonner.
Ils sont légers, ne procurent aucune fatigue et sont caméléon comme les Flamenco en se mettant avec une grande facilité dans l’équilibre tonal de l’enregistrement. Je me suis amusé à écouter plusieurs pianistes jouant sur 3 types de piano différents: Steinway, Yamaha, Bosendorfer et Faziola et bien on entend assez nettement la différence des timbres entre Steinway, Yamaha et Faziola: le rendu un peu sourd du Yamaha, plus clinquant du Faziola et la résolution superbe du Steinway. Plus compliqué je l’avoue avec le Bosendorfer qui a des similitudes avec Steinway.
Sur du classique: les instruments sonnent juste, avec des timbres très neutres, doux et une résolution très élevée. La restitution est à la fois pleine et cristalline, empreinte d’un grande douceur et sans aucune agressivité des aigus pourtant parfaitement présents. La construction de la scène sonore rappelle un peu celle des Sony EX1000 mais avec de meilleurs transitoires et une résolution que je trouve également supérieure.
Sur du Jazz, blues et rock: j’ai effectivement mis les 2 switches en boost pour apporter un peu de matière et de dynamique supplémentaire en bas, et de contours aux instruments amplifiés par un meilleurs détourage.
Sur des enregistrement comme l’avant dernier live de Johnny, Eagles, oscar Peterson, Sinatra et l’orchestre de Basie, Peter gabriel, genesis...les lives sont d’une aération peu commune, les grave n’ont rien à envier à des drivers dynamiques, il est lourd, descend bien et cogne quand il faut. Les aigus sont détaillés sans en faire de trop et surtout sans aucune sifflante ou mise en avant.
PP8 versus Samba et UE18
Sur du classique sans rentrer dans les détails des enregistrements écoutés qui sont toujours les mêmes les PP8 sont constamment au dessus: les UE 18 vont manquer de présence en bas sur les grandes formations orchestrales et les Samba vont légèrement colorer les cordes par rapport aux PP8. Certains préfèreront mais ça ne me semble pas être la réalité.
Eagles: hell Freezes over. Hotel California et Desperado. Les PP8 font jeu égal avec les Samba. Les UE18 manque un peu de crédibilité en bas mais sont les meilleures des 3 sur les voix.
Oscar Peterson: Sinatra. Je préfère les PP8 pour le naturel très engageant de la restitution, le piano plus solide que sur les 2 autres. La cymbale qui rythme bien cet enregistrement est plus présente sur Samba et UE18, par contre la contrebasse manque de profondeur avec les UE18. Les Samba pourraient réaliser la prestation parfaite mais en écoutant les PP8 l’impression de douceur et de naturel semble plus juste.
Johnny Cash, at Folsom prison. Live. UE18 sans hésiter pour la voix de Cash littéralement envoûtante sur les UE18. Les micro détails dans l’intonation, le timbre de sa voix, l’incroyable relief qu’elle prend avec les UE18 laisse les deux autres paires un peu en retrait.
Maxime Le Forestier, plutôt guitare: UE18 et Samba. Ce sont ces deux paires qui arrivent le mieux à restituer 4 guitares jouant ensembles. Quelques notes que j’entends parfaitement sur les 2 premiers demandent de tendre l’oreille pour les identifier avec les PP8.
Aretha Franklin, yeah!!!!
L’enregistrement n’est pas parfait et du coup les PP8 se démarquent en donnant de la matière en bas moins présente sur les UE18. Les Samba sont également bon mais ça coule moins qu’avec les PP8 par la voix un peu plus appuyée et des aigus insuffisamment contrebalancés par le grave.
Sting live in Berlin. PP8 pour la restitution de l’ambiance, une belle image et des graves superbes. Samba pour les détails, l’excellente dynamique mais une écoute un peu plus fatigante sur la durée. U18 encore une fois, le bas sur un live comme celui ci est insuffisant pour être crédible.par contre la voix est la meilleure des trois.
Bob Walsh en spectacle: PP8 puis samba et U18 pour les mêmes raisons.
Higelin à Mogador: sur ce live ou Higelin fait le spectacle les UE18 donne une restitution ciselée et très crédible de cette voix parfois cassée et rauque. La voix d’higelin est d’une présence et d’un réalisme presque parfait. Sur les PP8 elle manque de rugosité, sur les Samba elle fini par fatiguer.
Michel Jonasz en concert: Samba puis PP8 et UE18.
Ce très bel enregistrement fait la part belle au jazz et au groove. Les Samba sont vraiment au top sur la batterie de Manu Katché, ça claque très bien, la basse est superbe de rapidité et de rythme, les PP8 sont un peut a la traîne, ils paraissent un peu trop sage, les UE18 ont du mal, batterie et guitare basse ne sont pas au mieux sur les UE18.
Les PP8 sont d’excellents intras qui passent vraiment partout avec un plus pour classique et Jazz alors que les UE18 sont au top sur tout ce qui est vocal et moins à l’aise quand ça gronde en bas. Les Samba sont toujours excellents mais parfois un peu fatiguant a la longue, moins référence que les PP8 mais un peu plus détaillés en haut et dynamiques en bas.
Pour la polyvalence:
PP8 puis Samba et UE18
Les voix:
UE18 puis PP8 et Samba
Grandes formations orchestrales:
PP8 puis Samba et UE18
Jazz: PP8 et Samba puis UE18
Classique: PP8 puis UE18 et Samba
Pour éviter d’induire des biais je les ai comparé les trois avec leurs câbles stock et tips jomo pour les Samba, JVC pour les deux autres.
J’ai obtenu avec les 3 un fit parfait avec à chaque fois des embouts L.
1/ les prophile P8. J’ai commencé mes écoutes d’abord avec les switches baissés puis en jouant avec pour terminer toutes voiles dehors.
Comme le rappelait Mr Locco ces intras, switches baissés on vraiment un tuning référence de chez référence. Ils semblent totalement linéaires de bas en haut, rien ne dépasse et rien ne manque.
Ennuyeux ou pas un tuning référence?
On pourrait le penser car on ne retrouve pas à la première écoute les basses des Legend X ou des Hyla CE5 ni les aigus des Zeus ou des Kaiser encore. On ne retrouve pas le soundstage des Lcdi4 , des U18 ou des W900 ni les medium des UE18 ou des Fitear.
On trouve quoi alors?
Une belle cohérence de l’image sonore doublée d’un réalisme inhabituel des enregistrements dont on a l’habitude.
Rien n’est surjoué, aucun intervalle fréquentiel n’essaie de se tirer la part du lion. Tout semble bien en place avec des timbres qui semblent juste naturellement et sans en faire de trop.
L’inverse d’intras waou, mais comme disais loco assez justement ce sont des intras avec lesquels on a une idée de comment ça doit sonner.
Ils sont légers, ne procurent aucune fatigue et sont caméléon comme les Flamenco en se mettant avec une grande facilité dans l’équilibre tonal de l’enregistrement. Je me suis amusé à écouter plusieurs pianistes jouant sur 3 types de piano différents: Steinway, Yamaha, Bosendorfer et Faziola et bien on entend assez nettement la différence des timbres entre Steinway, Yamaha et Faziola: le rendu un peu sourd du Yamaha, plus clinquant du Faziola et la résolution superbe du Steinway. Plus compliqué je l’avoue avec le Bosendorfer qui a des similitudes avec Steinway.
Sur du classique: les instruments sonnent juste, avec des timbres très neutres, doux et une résolution très élevée. La restitution est à la fois pleine et cristalline, empreinte d’un grande douceur et sans aucune agressivité des aigus pourtant parfaitement présents. La construction de la scène sonore rappelle un peu celle des Sony EX1000 mais avec de meilleurs transitoires et une résolution que je trouve également supérieure.
Sur du Jazz, blues et rock: j’ai effectivement mis les 2 switches en boost pour apporter un peu de matière et de dynamique supplémentaire en bas, et de contours aux instruments amplifiés par un meilleurs détourage.
Sur des enregistrement comme l’avant dernier live de Johnny, Eagles, oscar Peterson, Sinatra et l’orchestre de Basie, Peter gabriel, genesis...les lives sont d’une aération peu commune, les grave n’ont rien à envier à des drivers dynamiques, il est lourd, descend bien et cogne quand il faut. Les aigus sont détaillés sans en faire de trop et surtout sans aucune sifflante ou mise en avant.
PP8 versus Samba et UE18
Sur du classique sans rentrer dans les détails des enregistrements écoutés qui sont toujours les mêmes les PP8 sont constamment au dessus: les UE 18 vont manquer de présence en bas sur les grandes formations orchestrales et les Samba vont légèrement colorer les cordes par rapport aux PP8. Certains préfèreront mais ça ne me semble pas être la réalité.
Eagles: hell Freezes over. Hotel California et Desperado. Les PP8 font jeu égal avec les Samba. Les UE18 manque un peu de crédibilité en bas mais sont les meilleures des 3 sur les voix.
Oscar Peterson: Sinatra. Je préfère les PP8 pour le naturel très engageant de la restitution, le piano plus solide que sur les 2 autres. La cymbale qui rythme bien cet enregistrement est plus présente sur Samba et UE18, par contre la contrebasse manque de profondeur avec les UE18. Les Samba pourraient réaliser la prestation parfaite mais en écoutant les PP8 l’impression de douceur et de naturel semble plus juste.
Johnny Cash, at Folsom prison. Live. UE18 sans hésiter pour la voix de Cash littéralement envoûtante sur les UE18. Les micro détails dans l’intonation, le timbre de sa voix, l’incroyable relief qu’elle prend avec les UE18 laisse les deux autres paires un peu en retrait.
Maxime Le Forestier, plutôt guitare: UE18 et Samba. Ce sont ces deux paires qui arrivent le mieux à restituer 4 guitares jouant ensembles. Quelques notes que j’entends parfaitement sur les 2 premiers demandent de tendre l’oreille pour les identifier avec les PP8.
Aretha Franklin, yeah!!!!
L’enregistrement n’est pas parfait et du coup les PP8 se démarquent en donnant de la matière en bas moins présente sur les UE18. Les Samba sont également bon mais ça coule moins qu’avec les PP8 par la voix un peu plus appuyée et des aigus insuffisamment contrebalancés par le grave.
Sting live in Berlin. PP8 pour la restitution de l’ambiance, une belle image et des graves superbes. Samba pour les détails, l’excellente dynamique mais une écoute un peu plus fatigante sur la durée. U18 encore une fois, le bas sur un live comme celui ci est insuffisant pour être crédible.par contre la voix est la meilleure des trois.
Bob Walsh en spectacle: PP8 puis samba et U18 pour les mêmes raisons.
Higelin à Mogador: sur ce live ou Higelin fait le spectacle les UE18 donne une restitution ciselée et très crédible de cette voix parfois cassée et rauque. La voix d’higelin est d’une présence et d’un réalisme presque parfait. Sur les PP8 elle manque de rugosité, sur les Samba elle fini par fatiguer.
Michel Jonasz en concert: Samba puis PP8 et UE18.
Ce très bel enregistrement fait la part belle au jazz et au groove. Les Samba sont vraiment au top sur la batterie de Manu Katché, ça claque très bien, la basse est superbe de rapidité et de rythme, les PP8 sont un peut a la traîne, ils paraissent un peu trop sage, les UE18 ont du mal, batterie et guitare basse ne sont pas au mieux sur les UE18.
Les PP8 sont d’excellents intras qui passent vraiment partout avec un plus pour classique et Jazz alors que les UE18 sont au top sur tout ce qui est vocal et moins à l’aise quand ça gronde en bas. Les Samba sont toujours excellents mais parfois un peu fatiguant a la longue, moins référence que les PP8 mais un peu plus détaillés en haut et dynamiques en bas.
Pour la polyvalence:
PP8 puis Samba et UE18
Les voix:
UE18 puis PP8 et Samba
Grandes formations orchestrales:
PP8 puis Samba et UE18
Jazz: PP8 et Samba puis UE18
Classique: PP8 puis UE18 et Samba