Après midi du vendredi 10 juillet 2020:
Après une petite période ne nous ayant pas permis de faire les tests prévus nous avions décidé avec Julien de consacrer notre après midi au casque Raal SR1A équipé de l’amplificateur dédié Schitt Jotunheim, combo que Julien vient d’acquérir.
J’avais déjà pu tester ce casque plusieurs jours grâce à la gentillesse de Stéphan Guertler à Amsterdam mais à l’époque l’ampli dédié n’existait pas et j’avais utilisé un ampli Mark Levinson.
Le casque et son amplificateur sont livrés dans une grande Pelicase:
L’amplificateur est beaucoup plus petit que ce que j’imaginais:
Il intègre un DAC que nous n’avons pas testé et à l’arrière le raccordement à un DAC externe peut se faire en XLR ou en RCA.
La connexion directement à un streamer se fait en USB uniquement.
L’amplificateur nécessite une vingtaine de minutes de chauffe pour être prêt à l’usage.
On a écouté pas mal de choses de différents genres musicaux et effectué des comparaisons avec le Meze Empyrean et le D8000.
Aucun casque n’était égalisé puisque nous ne disposions d’aucune égalisation pour le Raal.
Comme je l’avais noté lors de mes tests précédents la fabrication est un peu spartiate mais le casque reste confortable à l’écoute sans fatigue durant cette cession. Comme pour le Mysphere l’ouverture des drivers rubans permet d’obtenir une image sonore encore plus large mais au détriment du registre grave. Le bon positionnement pour nous se trouve aux alentours de 30 degrés par rapport au plan antero postérieur, ouverture qui permet juste d’éviter tout contact en arrière et de laisser passer les doigts entre les drivers et les pavillons.
Un autre point important que j’ai constaté hier est le positionnement rotatoire du casque sur la tête qui si il n’est pas parfait modifie l’image et la balance droite gauche.
3 eme point important le positionnement en hauteur des drivers par rapport aux pavillons qui modifie nettement le niveau sonore perçu et qu’il faut également s’appliquer à régler à l’aide des 2 bretelles en cuir de ce casque.
Contrairement à n’importe quel casque dit classique le SR1a demande donc un ajustement minutieux pour ne pas passer à côté de ce qu’il propose.
Les écoutes
Les points forts:
Le premier point fort du casque est bien entendu l’image qu’il donne de la scène sonore. C’est probablement ce qui se fait de mieux en matière d’image musicale, de positionnement dans l’espace, d’aération et de stabilité. De mémoire je n’ai jamais entendu sur aucun autre casque une image aussi bien restituée, ni sur l’Abyss ni sur le Susvara.
Le deuxième point fort à mon sens est sa grande neutralité avec une écoute que l’on peut qualifier de référence. Il semble au moins subjectivement d’un grande linéarité, rien en retrait et rien ne dépasse.
Le troisième point fort qui m’a plu est le côté naturel et aérien de la restitution. Ici pas d’effet waoww, on a l’impression que la musique est suspendue dans l’espace et que tous les lives sont enregistrés en plein air. Je n’ai perçu aucune raisonnance parasite notamment dans le registre grave sur des instruments comme la contrebasse par exemple.
Les points faibles:
Le premier:
Une certaine homogénéité tonale avec pour moi plus de difficultés à différencier les timbres d’un violoncelle de ceux d’un alto que sur un Empyrean par exemple. Un manque de richesse tonale notamment sur les voix où je perçois moins que sur l’Empyrean la texture et le côté charnel de certaines voix. La perte du côté chaleureux de certains enregistrement comme du jazz en club ou un Empyrean arrive à restituer l’ambiance du lieu alors que le SR1a s’attache au côté analytique de la restitution.
Le second:
Le registre grave qui reste en deçà du reste et qui manque pour restituer une contrebasse, une guitare basse, l’assise d’un orchestre symphonique ou la main gauche du piano. Le registre grave restitué est sec et rapide mais manque d’ampleur, de consistance et d’extension vers le bas.
Voilà, j’étais très heureux de revoir Julien et de pouvoir écouter cet ensemble rare qui fait couler beaucoup d’encre sur les sites spécialisés.
Peut être pas un casque qu’il faut détenir seul mais si l’on a les moyens cet ensemble associé à un système plus classique est certainement un bon choix car sur certains genres musicaux comme un live guitare et voix par exemple ( JJ Goldman, Joan Baez) c’est très impressionnant de naturel et de réalisme.
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